Les Disparitions, ou Tandis que le monde brûle.

1 mar au 9 mar 2019 | N/C

Hall Grüber

Résumé

« Les écrans ont disparu, mais les yeux des êtres humains sont devenus à leur tour des écrans. » – en tâchant de suivre à la lettre ce constat, tiré du début de la pièce, nous y trouvons plus que la seule métaphore d’un monde – le nôtre – envahit par les interfaces. En choisissant de traiter l’espace comme un dispositif optique démultiplié, notre hypothèse est que les regards sont devenus pareils aux objets qu’ils contemplent, ils ont été dépossédés de toute subjectivité. Plus aucun soulèvement ne s’imprime au fond de nos yeux, qui s’apparentent à des canaux dans lesquels transitent des débris morcelés de corps, toujours plus disciplinés par la grammaire accélérée du plaisir et de l’échange. La dernière voie politique serait-t-elle alors celle d’un regard parvenu à se saisir à nouveau de sa subjectivité propre ? Le surgissement d'un regard animal, horizon inquiétant et extérieur de la vision humaine, ou encore l'expérience d'une immense frustration vont devenir pour les personnages autant de moment suspendus et hors-temps, de méditations froides sur leurs capacités. A la fin ils disparaissent, et ces disparitions successives participent alors d'un mouvement affirmatif et viscéral, dernière tentative pour mettre en crise, en le clivant, le monde entier, toujours en train de se consumer dans le brasier invisible des images.  

    Jean-Louis Fernandez

    Fedinand Flame

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