Claudio Tolcachir
Claudio Tolcachir
Du 7 au 18 février 2012 Woyzeck • Dehors devant la porte
« Deux soldats. Deux solitudes. Deux hommes confrontés à un monde qui les broie. Woyzeck et Dehors devant la porte parlent de la difficulté d’être un homme dans un monde qui pour fonctionner s’en remet à un système et par là même perd son humanité. Victime de la violence du monde, Woyzeck répond par la violence. Beckmann, qui fut lui aussi violent et violenté, s’interroge sur la nature de celle-ci. Tous deux mourront de ne pouvoir être aussi violents que le monde. Cela résonne si fortement avec notre époque qu’il y a pour moi une vraie nécessité de dire ces textes aujourd’hui. Comme nous, Woyzeck et Beckmann regardent le monde sans espérer avoir prise sur lui. Jouées par les mêmes comédiens, dans des scénographies qui se reflètent l’une l’autre, les deux mises en scène se répondent et posent toutes deux la question qui me hante : quelle place la société laisse-t-elle à l’homme ? Au cœur des deux, la dureté, la solitude, la difficulté de communiquer avec les autres. Au coeur des deux, une quête : celle de notre humanité. »Jacques Osinski
Du 7 au 18 février 2012 Woyzeck • Dehors devant la porte
« Deux soldats. Deux solitudes. Deux hommes confrontés à un monde qui les broie. Woyzeck et Dehors devant la porte parlent de la difficulté d’être un homme dans un monde qui pour fonctionner s’en remet à un système et par là même perd son humanité. Victime de la violence du monde, Woyzeck répond par la violence. Beckmann, qui fut lui aussi violent et violenté, s’interroge sur la nature de celle-ci. Tous deux mourront de ne pouvoir être aussi violents que le monde. Cela résonne si fortement avec notre époque qu’il y a pour moi une vraie nécessité de dire ces textes aujourd’hui. Comme nous, Woyzeck et Beckmann regardent le monde sans espérer avoir prise sur lui. Jouées par les mêmes comédiens, dans des scénographies qui se reflètent l’une l’autre, les deux mises en scène se répondent et posent toutes deux la question qui me hante : quelle place la société laisse-t-elle à l’homme ? Au cœur des deux, la dureté, la solitude, la difficulté de communiquer avec les autres. Au coeur des deux, une quête : celle de notre humanité. »Jacques Osinski
Du 13 au 25 mars 2012 Nunzio • Pali
« Nunzio et Pali, comme tous mes autres textes, sont nés à partir du besoin et de la nécessité de réciter. Mon écriture théâtrale possède un fort lien avec mes études et ma formation d’acteur. Le point de départ de ma dramaturgie est la recherche du corps des personnages. Si je trouve leur corps, je trouverai leurs mots, leurs silences, leurs actions. Le corps des personnages n’est ni abstrait ni réel. Le corps des personnages est théâtral et vit uniquement pendant la représentation, à travers le corps de l’acteur, avec la présence, indispensable, du spectateur. La relation entre l’auteur, l’acteur, le spectateur, se trouve à la base de mon théâtre et de celui de mon ami, partenaire et metteur en scène Francesco Sframeli. On ne peut pas acquérir cette relation d’avance, mais elle devra être créée soirée après soirée, moment après moment. Et pour la créer, il est important qu’il y ait toujours, entre les trois éléments, une réelle écoute. Le théâtre nous éduque à l’écoute ; parce qu’il s’agit d’un lieu de confrontation, d’échange, d’ouverture, de liberté... Pour cette raison il est magique. »Spiro Scimone (trad. Guiseppe Cavaleri)
Du 13 au 25 mars 2012 Nunzio • Pali
« Nunzio et Pali, comme tous mes autres textes, sont nés à partir du besoin et de la nécessité de réciter. Mon écriture théâtrale possède un fort lien avec mes études et ma formation d’acteur. Le point de départ de ma dramaturgie est la recherche du corps des personnages. Si je trouve leur corps, je trouverai leurs mots, leurs silences, leurs actions. Le corps des personnages n’est ni abstrait ni réel. Le corps des personnages est théâtral et vit uniquement pendant la représentation, à travers le corps de l’acteur, avec la présence, indispensable, du spectateur. La relation entre l’auteur, l’acteur, le spectateur, se trouve à la base de mon théâtre et de celui de mon ami, partenaire et metteur en scène Francesco Sframeli. On ne peut pas acquérir cette relation d’avance, mais elle devra être créée soirée après soirée, moment après moment. Et pour la créer, il est important qu’il y ait toujours, entre les trois éléments, une réelle écoute. Le théâtre nous éduque à l’écoute ; parce qu’il s’agit d’un lieu de confrontation, d’échange, d’ouverture, de liberté... Pour cette raison il est magique. »Spiro Scimone (trad. Guiseppe Cavaleri)
Du 27 mars au 26 avril 2012 La Commission centrale de l’enfance • Le Système de Ponzi
« Se retourner vers le siècle qui nous a faits. Ce serait ça le point commun de ces deux pièces, La Commission centrale de l’enfance et Le Système de Ponzi. Mais pas dans une démarche de reconstitution historique, pas pour faire croire qu’on est hier. Parce que c’est bien d’aujourd’hui qu’on parle, c’est d’aujourd’hui qu’on regarde. Deux épopées, de tailles différentes (une grosse et une maigre), mais deux épopées quand même. C’est-à-dire deux récits, délivrés de face à ceux qui écoutent et qui voient, avec les moyens précaires et donc illimités du théâtre. L’une : l’origine, la vie et l’extinction des colonies de vacances inventées par les Juifs communistes en France, des années 50 aux années 80, vues par l’enfant que j’étais, et qui se souvient de tout, de ce qu’il a vécu, de ce que les autres ont vécu, des chansons que les uns et les autres n’ont cessé de chanter. Et l’autre : le commencement, le far-west du capitalisme financier, la première grande escroquerie du siècle, l’envers du rêve américain, qui est peut-être aussi sa vérité profonde. Et les personnages historiques de ces petites, de ces grandes histoires, ce serait n’importe qui, ce serait nous-mêmes. »
David Lescot
Du 27 mars au 26 avril 2012 La Commission centrale de l’enfance • Le Système de Ponzi
« Se retourner vers le siècle qui nous a faits. Ce serait ça le point commun de ces deux pièces, La Commission centrale de l’enfance et Le Système de Ponzi. Mais pas dans une démarche de reconstitution historique, pas pour faire croire qu’on est hier. Parce que c’est bien d’aujourd’hui qu’on parle, c’est d’aujourd’hui qu’on regarde. Deux épopées, de tailles différentes (une grosse et une maigre), mais deux épopées quand même. C’est-à-dire deux récits, délivrés de face à ceux qui écoutent et qui voient, avec les moyens précaires et donc illimités du théâtre. L’une : l’origine, la vie et l’extinction des colonies de vacances inventées par les Juifs communistes en France, des années 50 aux années 80, vues par l’enfant que j’étais, et qui se souvient de tout, de ce qu’il a vécu, de ce que les autres ont vécu, des chansons que les uns et les autres n’ont cessé de chanter. Et l’autre : le commencement, le far-west du capitalisme financier, la première grande escroquerie du siècle, l’envers du rêve américain, qui est peut-être aussi sa vérité profonde. Et les personnages historiques de ces petites, de ces grandes histoires, ce serait n’importe qui, ce serait nous-mêmes. »
David Lescot

Graal Théâtre - Merlin l'enchanteur
Von Florence DELAY et Jacques ROUBAUD
Regie Julie BROCHEN et Christian SCHIARETTI



Premiere und Gastpiele




















