Pitchfork Disney de Philip Ridley

Un an après sa naissance dans le garage à vélo du TNS, Pitchfork Disney (spectacle du groupe 38, sorti en juillet 2010) prend son envol dans les greniers de la ferme Edzard. Nous sommes heureux de vous annoncer qu’il se jouera au festival Premiers Actes à Lapoutroie (Alsace), les 3 et 4 septembre prochains à 21 h.
Plus d’informations et reservations sur : http://www.premiers-actes.eu/
Pitchfork-Disney
« C’est le train fantôme, Monsieur Chocolat. Les gens adorent. Rester assis dans le noir et avoir une peur bleue. »
Nous avons créé Pitchfork Disney dans le garage à vélo du TNS, dans le cadre des cartes blanches de l’école. Notre envie : immerger les spectateurs dans un monde étrange, un hors temps, au coeur de leur quotidien. Que se cache t-il derrière une minuscule fenêtre perdue au milieu de millions d’autres ? L’expérience est de l’ordre du sensible. Parce que Pitchfork Disney est avant tout un conte drôle ou terrifant. Et le spectateur y est emmené, happé, enfermé. Il est intime jusqu’à en devenir voyeur.
Création LA STRATOSPHERE
Travail dirigé par Chloé Catrin
Distribution
Chloé Catrin > Haley
Clément Clavel > Presley
Guillaume Fafotte > Cosmo
Il y a une fenêtre, une table et une ampoule.
On entend le bruit sourd de la ville au dehors.
Il y a un garçon qui regarde par la fenêtre et une flle qui attend.
« Raconte.
Encore ? »
Haley et Presley sont jumeaux. Ils vivent dans un appartement délabré
dont ils ne sortent pas. Ils ont 28 ans.
Ils ont cessé de grandir le jour où leur parents ont « disparu ».
Sont-ils partis ? Sont-ils morts ? Les ont-ils tués ?
C’est un mystère.
Haley et Presley recherchent les terres d’une perpétuelle enfance.
Alors ils racontent. Sans relâche. Sans trêve. Sans sommeil. Ils racontent les
rêves et les souvenirs.
Comme des incantations.
Ils se protègent.
De quoi ?
De la vie… de l’Autre… du dehors…
Haley s’endort.
Presley regarde par la fenêtre.
Un homme entre…
Cosmo Disney.
Il a 18 ans. Il est très beau. D’une beauté fascinante.
Il est entertainer. Messager d’une société friande de luxe et d’argent facile, il
exploite la peur des autres. Il « fait du fric » en mangeant cafards et autres
bestioles. Il a réussi.
Mais lui aussi a peur.
Il est le refet d’une société aseptisée qui a peur du sale, du laid, du malade, du
corps vivant condamné à se décomposer…
De la mort.

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